C'est un PDF tout à fait normal — sauf qu'il cache des données structurées que votre logiciel peut lire automatiquement. Voici ce que cela change concrètement pour vous.
Une facture Factur-X est un fichier hybride. Il contient :
C'est tout l'intérêt : un humain lit la page, un logiciel lit les données, et les deux proviennent du même fichier. Plus de ressaisie, plus d'écart entre ce qui est affiché et ce qui est comptabilisé.
Pour la lire comme un humain : double-cliquez. C'est un PDF, n'importe quel lecteur l'ouvre.
Pour voir les données cachées, il faut un outil qui sait extraire le XML embarqué. C'est exactement ce que fait cette page : vous déposez le fichier, vous voyez immédiatement ce qu'il contient réellement — et si les montants sont cohérents.
| Nom | Ce que c'est |
|---|---|
| Factur-X | Le standard franco-allemand : PDF + XML embarqué. Le plus répandu en France. |
| ZUGFeRD | Le nom allemand du même standard. ZUGFeRD 2.x et Factur-X sont techniquement identiques. |
| CII | Le langage XML utilisé à l'intérieur du PDF Factur-X (UN/CEFACT). |
| UBL | Un autre langage XML, également autorisé. Fichier XML seul, sans PDF. |
| EN 16931 | La norme européenne qui définit les mentions obligatoires. Factur-X et UBL en sont deux expressions différentes. |
Une facture Factur-X déclare un profil, qui détermine la quantité de données qu'elle transporte. C'est important : une facture au profil MINIMUM n'est pas incomplète, elle est simplement conforme à un profil plus léger.
| Profil | Contient |
|---|---|
| MINIMUM | En-tête et totaux seulement. Pas de lignes de détail. |
| BASIC WL | « Without Lines » : détail de TVA, mais toujours pas de lignes. |
| BASIC | Lignes de facture incluses. |
| EN 16931 | Le profil complet de la norme européenne. Aussi appelé COMFORT. |
| EXTENDED | Champs supplémentaires pour cas complexes. |
Notre lecteur détecte le profil et adapte ses contrôles en conséquence : il ne signale pas « lignes manquantes » sur une facture MINIMUM, puisqu'elle n'est pas censée en avoir.
| Date | Obligation | Qui |
|---|---|---|
| 01/09/2026 | Recevoir des factures électroniques | Toutes les entreprises |
| 01/09/2026 | Émettre des factures électroniques | Grandes entreprises et ETI |
| 01/09/2027 | Émettre des factures électroniques | PME, TPE et micro-entreprises |
L'échéance la plus large est celle de la réception : dès septembre 2026, toute entreprise doit être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit sa taille.
Les mêmes informations que la facture imprimée, mais nommées une par une pour qu'un logiciel les retrouve sans deviner. Chaque donnée porte un identifiant normalisé, le Business Term :
| Donnée | Code |
|---|---|
| Numéro de facture | BT-1 |
| Date d'émission | BT-2 |
| Devise | BT-5 |
| Nom et n° de TVA du fournisseur | BT-27, BT-31 |
| Nom du client | BT-44 |
| Adresse électronique du client | BT-49 |
| Total HT, TVA, TTC | BT-109, BT-110, BT-112 |
C'est cette normalisation qui rend l'automatisation possible : peu importe la mise en page choisie par le fournisseur, le total HT se trouve toujours au même endroit dans les données. Le détail des codes et des règles est expliqué ici.
Rien ne garantit techniquement que la page que vous lisez et les données que votre logiciel comptabilise disent la même chose. Ce sont deux contenus distincts dans le même fichier. En principe ils sont générés ensemble et coïncident ; en pratique, un modèle de facture modifié, un correctif appliqué au dernier moment ou un export mal configuré suffisent à les désynchroniser.
Le résultat est particulièrement sournois : vous validez ce que vous voyez, votre logiciel enregistre ce qu'il lit. Un écart entre les deux ne déclenche aucune alerte — il produit simplement une écriture fausse, découverte bien plus tard.
C'est la raison d'être de ce lecteur : afficher les données réellement embarquées, celles que la machine verra, et non la page que vous voyez déjà.
Voir les données réelles d'une facture →
Sans outil, quelques indices existent, mais aucun n'est fiable :
factur-x.xml,
zugferd-invoice.xml, xrechnung.xml ou
ubl-invoice.xml selon la version, c'est bon signe. Encore faut-il
que votre lecteur affiche ce panneau — beaucoup ne le font pas.La seule méthode sûre est d'ouvrir le fichier avec un outil qui tente réellement d'extraire le XML. C'est ce que fait la page d'accueil : si des données structurées existent, elles s'affichent ; sinon, l'outil vous dit clairement qu'il s'agit d'un PDF ordinaire.
Si vous avez la main sur le sujet, le profil influence directement ce que vous pourrez automatiser :
Pour un cabinet ou un service comptable, demander du BASIC au minimum évite de recevoir des factures électroniques… qu'il faut malgré tout saisir à la main dans le détail.
Factur-X est l'un des formats admis par la réforme française, aux côtés d'UBL et de CII. Son atout est d'être lisible par les deux publics : la machine lit le XML, l'humain lit la page — ce qui en fait le format le plus confortable pendant la transition, quand tous vos interlocuteurs ne sont pas encore équipés.
Attention cependant : le format ne fait pas la conformité. Émettre un beau fichier Factur-X ne suffit pas si la facture ne passe pas par le circuit prévu. Ce que la réforme impose réellement →